VIN: un robot vigneron

Christophe Millot un informaticien installé en Bourgogne et Guy Julien, ingénieur ont consacré ces 3 dernières années à la conception et la mise au point du VIN (pour Viticulture Intelligente Naturelle).

Il s’agit du premier robot capable de tailler une vigne, il est déjà commercialisé à 25 000 euros par  Wall-Ye une société basée à Mâcon en Saône-et-Loire. Ce robot est le premier de ce genre mais devrait être rapidement concurrencé par d’autres machines néo-zélandaise et californienne.

Le robot est suffisamment petit pour se glisser entre les pieds de vigne, il ne mesure que 50 centimètres de haut pour 20 kg. Malgré sa petite taille, le robot affiche un rendement qui devrait faire rêver de nombreux viticulteurs puisque VIN serait capable de tailler 600 pieds de vigne par jour.

Ce petit cousin de Wall-E est équipé de caméras et de pinces affûtées mais surtout de six caméras et d’un GPS lui permettant de se repérer au milieu des vignes.

Pour l’instant les fonctionnalités du robot ne sont pas encore finalisées mais il peut déjà se charger de manière autonome du liage, de l’épamprage et l’ébourgeonnage, du relevé de maladie, du comptage… Il faudra encore attendre pour ce qui est de la taille des pieds de vigne qui n’est pas encore au point faute d’une main outil suffisamment évolué mais surtout d’un logiciel capable de la piloter avec précision.

« Une taille précise de la vigne n’est possible que grâce des algorithmes sophistiqués, » explique Christophe Millot, leur calcul représentait 90 % de la difficulté du projet. » Trois ans d’études ont été nécessaires avant la mise sur le marché du robot vigneron.

Bien entendu, le jour ou le robot sera au point, il y aura fort à craindre pour les emplois saisonnier et l’économie qui en dépend (hébergement, nourriture…) car le VIN peut travailler jour et nuit, dimanche compris, ne prend pas de vacances… ni casse-croûte.

Mais rassurez vous, de l’eau coulera encore sous les ponts d’ici à ce que des robots soient capable de faire les vendanges seul.

En attendant, Christophe Millot se veut rassurant:

« Il ne s’agit pas de supprimer des emplois mais au contraire d’aider les petits vignerons qui n’ont pas les moyens d’embaucher ou de trouver du personnel »

 

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