Quand Nintendo lutte contre l’émulation mais oublie ceux qui détournent ses IP

Depuis toujours Nintendo défend farouchement tout ce qui relève de sa propriété intellectuelle que ce soit les noms, les sons, les visuels, les musiques, un logo, les personnages… La multinationale Japonaise s’est toujours montrée intransigeante avec l’utilisation de ses IP (Intellectual property) n’admettant aucunement la ré-utilisation que ce soit au travers de fangames ou même de livres qui pourtant ne pourraient que renforcer l’image de marque de Big N.

Au mois de juillet, Nintendo a entamé avec succès une nouvelle chasse aux sorcières en s’attaquant aux sites  spécialisés proposant en téléchargement gratuit  des émulateurs et roms. Ainsi des sites bien connu tel que LoveROMs, LoveRETRO ou encoreEmuParadise ont du céder face à Nintendo au motif que ces derniers selon les propos du nippon: « donne accès à des copies non autorisées des jeux vidéo protégés par copyright Nintendo, en violation des droits exclusifs de Nintendo».

A l’heure ou le retro-gaming est devenu un business juteux qui rapporte gros, la position de Nintendo est compréhensible. En effet, Nintendo fait un véritable carton avec ses reproductions d’ancienne console tel la NES Mini ou encore via le Nintendo Online sur sa Switch permettant de rejouer à des titres anciens.

Si les joueurs doivent bien admettre qu’il est normal que Nintendo défendent ses créations, nombreux sont ceux qui déplorent le côté jusqueboutiste du consolier qui a été jusqu’à faire supprimer l’outil Pokemon Essentials pour RPG Maker.

Malheureusement, dans sa traque incessante Nintendo à oublier le site par lequel il aurait du commencer: sauvezpikachu.com
Le site fonctionne uniquement sur le navigateur web d’un téléphone portable et pour cause, il se présente comme une application smartphone ou plus précisément comme une sorte de mini jeux mettant en scène Pikachu. Problème derrière ce « jeux » prenant la forme d’une mini historie interactive, il s’agit en réalité de propagande anti avortement visant les plus jeunes.

Dans sa quête le joueur est invité à faire le choix d’une interruption volontaire de l’éclosion de l’œuf de Pikachu… et se retrouve blamé si l’œuf ne donne pas naissance à un petit Pika.

A l’origine, de ce détournement de l’électrisant Pokemon se trouve Emile Duport à la tête de l’association « les survivants ». Ce dernier avait profiter de la folie du lancement de PokemonGo en 2016 pour faire connaitre son application dans laquelle les personnages de la Pokemon Compagny tenaient des propos insensés . La bande à Duport avait même poussé le vis à faire des graphs sur les trottoirs représentant la silhouette de Pikachu accompagné du slogan:  « Et si Pikachu n’était jamais né ?  » de sorte que les joueurs chassant le Pokemon IRL ne puissent pas louper ça!

Pochoir ayant servi à réalisé les graphyties 

Il est consternant que Nintendo dans sa chasse à l’utilisation frauduleuse de ses IP laisse faire ainsi depuis maintenant 2 ans alors même que l’histoire avait à l’époque fait grand bruit notamment sur les réseaux sociaux via le contre hashtag #PokemonIVGo.

A quand une réaction du service juridique de Nintendo avec un procès pour violation de la licence Pokemon? (A noté qu’Emile Duport revendique 25 millions de connexions à ce mini site!)

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